Now

Now
Derrière un rempart se dresse la beauté
Qui surplombe fleuves et vallées,
Qui oblige par sa puissance et sa fierté
La Terre à s'arrêter de tourner.

La douleur de ce départ parait infini
La nuit est arrivée, reste les souvenirs.
Comment m'ôter de l'esprit ce sourire
Qui régulièrement me hante et me défie.

Certains diraient, sincèrement attristé
Il ne vous reste que les yeux pour pleurer
Et pour une fois je me vois obligé à abdiquer.
Je reste, puis repart sur le même pied.

# Posté le lundi 02 février 2009 13:08

No way, no chance today.

No way, no chance today.
I just want a dance with her body,
Tell me that's not a nightmare shot,
I can not believe this story !
I just want a dance with her ghost.

She couldn't leave us as it
Is she already in the unknown worlds ?
For ever ? I can't believe in it !
Could I see her admiring the clouds ?

I just want a dance with her body,
Before I forget her, and we forget me.
I know it, i will be alone, lost.
I just want a dance with her ghost.
[help me : corrigez mes fautes :p]

# Posté le samedi 31 janvier 2009 11:16

Ce que j'aime ?

Ce que j'aime ?
- Ce que j'aime faire ?
- Oui, ce que tu aimes faire.
- Tu veux vraiment savoir ce que j'aime faire ?
- Oui ... et c'est ?
- C'est ... tout un programme ...


J'aime m'asseoir en ville, et regarder sans regarder la foule circuler. J'aime voir les gens avancer, foncer à leur rythme certes, mais foncer vers leurs buts, vers ce qu'ils veulent atteindre et qui est à leurs yeux un moyen d'être meilleur, d'être un jour reconnu par soi même d'abord, et surtout par les autres.
J'aime admirer la cadence de ces gens qui défilent devant mes yeux. J'aime imaginer où ils vont et ce qui les motivent à faire dix mètres de plus sur le trottoir en direction d'un passage piéton pour finalement traverser sous la menace du petit bonhomme rouge lumineux.
J'aime remarquer que ces gens accélèrent lorsqu'il vente, pleut ou neige, et flânent lorsque le printemps réapparait. Comme si la couleur du ciel déterminait leurs cadences et leurs buts, leurs motivations à toujours avancer.

J'aime m'allonger parmi les sauterelles et les herbes jaunies fin Aout. J'aime attendre l'orage, l'entendre gronder au loin alors que mes yeux ne distinguent encore que le ciel bleu. J'aime fermer ces yeux et sentir les gouttes de pluie rafraichissantes se multiplier et s'éclater sur tout mon corps, l'eau ruisseler dans le creux de mes oreilles et finalement tremper mes cheveux. A ce moment précis, j'aime me prendre à rêver qu'une belle créature blonde vienne prendre place à mes côtés. Puis j'aime le violent coup de foudre et de tonnerre qui frappe alors un arbre dans la forêt toute proche et me ramène soudainement à la réalité. J'aime rentrer me mettre à l'abri en courant, en tentant d'éviter les gouttes et les flaques. J'aime passer la porte d'entrée dégoulinant et sentir l'odeur du premier maïs de la saison en train de cuire.

J'aime quand les sols sont gelés admirer la blancheur du ciel et attendre que le premier flocon transperce l'horizon. J'aime voir ce flocon se démultiplier à l'infini dans le ciel alors encore plus blanc. J'aime ce silence. J'aime voir le paysage blanchir le temps d'un clin d'oeil. J'aime rester un après-midi entier assis devant la fenêtre, les yeux rivés sur l'extérieur avec le même intérêt que si je regardais le plus grand chez d'œuvre cinématographique. J'aime enrouler mon écharpe et sortir mon habillé en mode rider pou aller marcher dans le neige fraichement tombée et tombant encore. J'aime la sentir et l'entendre craquer sous ma semelle. J'aime le fracas des flocons sur mon visage et me découvrir seule tâche de couleur dans la nature du jour.

J'aime l'insomnie de 03h19 pendant mes vacances. J'aime allumer mon PC et y brancher d'un délicat clic mon casque. J'aime choisir un film à 03h26 du matin, m'installer sous mon pled bleu et me plonger dans l'inconnu durant 90'. J'aime écouter la musique du générique jusqu'à la fin et voir qu'il y a toujours un certain Paul O'Connell dans les Specials Thanks. J'aime le frisson qui s'empare de moi lorsqu'il ne subsiste depuis une demie seconde seulement l'écran noir, seul. J'aime ruminer ce film toute la nuit, passer par tous les états, émerger à 12h30, m'asseoir sur mon lit et dire : Ce film est beau; j'aime ce film.

J'aime être assis côté fenêtre dans un T.E.R en retard. J'aime me prendre à rêver en admirant des paysages parfois mornes à travers la vitre sale qui n'ont rien à voir avec mes rêves. J'aime alors une subite envie et un subit besoin d'écrire. J'aime demander un crayon et une feuille à la demoiselle assise à côté. J'aime me retrouver dans l'ambiance du T.E.R de 19h41 à destination de Lyon PartDieu et aligner des mots, mes mots et noircir ainsi une feuille de brouillon vierge venant du dernier examen de la fac de psycho. J'aime finir ma dernière ligne ou ma dernière rime en même temps que l'annonce du terminus. J'aime rendre le crayon à ma gauche, dire merci. J'aime descendre du train, la feuille de brouillon malencontreusement oubliée sur le siège violet du T.E.R N°18747.

J'aime descendre du tramway, sortir sans capuche ni parapluie sous la pluie et marcher sans but dans les ruelles de la vieille ville. J'aime m'arrêter dans un librairie à la vitrine surchargée et à l'intérieur pire encore. J'aime me frayer un chemin jusqu'au rayon des livres de poche littérature étrangère. J'aime en extraire trois au hasard, les regarder de plus près un instant pour faire mon choix. J'aime faire quelques mètres sur le trottoir d'en face, me glisser au chaud dans le bar le plus proche, et lire.

J'aime passer au conditionnel pour dire que j'aimerais continuer cet inventaire de longues heures encore mais qu'à presque 05h la fatigue me rattrape et mon crayon n'a plus de mine.


# Posté le samedi 24 janvier 2009 08:39

Modifié le samedi 24 janvier 2009 16:41

Innaccessible et magique, ainsi vont les sensations du jour

Innaccessible et magique, ainsi vont les sensations du jour
The Alps, what else ?

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 10:12

Au vent

Au vent
La démarche était incandescente, la voix fluette, triste.
Quelque chose clochait, la répartition avait foirée, Erreur d'artiste.
Elle paraissait si intouchable que celui qui s'en approchait
Tremblait et croyait que sa terrible et tourmentée fin arrivait.

Disproportionnée, inégale, insoupçonnable, irresponsable.
Un mélange unique. Une alchimie malheureuse.
Une court-métrage qui n'avait rien de calculable,
Prendra fin lorsque la demoiselle tombera amoureuse.

# Posté le mardi 13 janvier 2009 16:17

They're perfect, or not.

They're perfect, or not.
Superficiels, tous vous l'assurerons.
Amoureux, personne ne vous contredira.
Aliénés, nous en sourions.
Sérieux, il nous l'assurera.

Repliée, convaincue de sa légitimité
Assuré, sensations de supériorité.

Tous acclament cette cohésion
Qui une fois la façade écroulée
Est à l'état de brouillon
Et rien ne peut alors l'arrêter.

Début d'une spirale
Que les meilleurs nomment infernale.

Aucune fin ne sera meilleure,
Chaque scénario aboutit dans la même catégorie,
Rien que des pleurs
Un zeste de bonheur et une belle tragédie.

# Posté le mardi 13 janvier 2009 16:06

Emprisonnés.

Emprisonnés.
Qui ose s'avancer dans la tempête, la glace et la blancheur d'une forteresse ?
Qui est autorisé à se dresser là ? A fixer chaque ombre avec sagesse ?

Les murs enferment ici des histoires qui sont mieux là qu'à la lumière.
Un regard au loin, c'est beau. Un regard qui revient, seule la pierre.

Des sifflements dans des couloirs déserts, un frisson sans fin.
Des craquements soudains, l'arrivée de l'air marin.

La fonte et la descente, parmi le bruit des voyageurs.
Le retour plus bas est douloureux, la chute à été si longue. Elle pleure.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 11:35

Modifié le dimanche 11 janvier 2009 11:48

Plus haut ? Plus loin ?

Plus haut ? Plus loin ?
Une ascension, des bruits, du bruit, ils étaient reconnaissables, mais si terrifiants et proches.
Habitués, sans craintes ou presque, panneau "attention taureaux en liberté", et alors ?
Là-haut, rien si ce n'est ces bruits qui résonnaient dans les creux et les vallons traversés.
Vue parfaite, ciel presque dégagé. Éphémère, tristement. Back to home. La nuit s'écroule.

(Bien plus tard) Ciel à nouveau étoilé, le jour caché, la nuit révélée, bonne nuit, il est tôt.

# Posté le vendredi 09 janvier 2009 18:10

Modifié le dimanche 11 janvier 2009 06:54